Publié le 1 avr. 2001

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L'essentiel

Selon le procédé de compostage d'un fumier de volailles, une quantité variable de matière sèche et d'eau est perdue sous forme gazeuse. Inversement, le fumier peut être enrichi de façon à produire un amendement carboné. Ces avantages disparaissent si les intempéries modifient le procédé. L'objectif de ce travail était de caractériser quelques moyens permettant de maîtriser le procédé à la ferme tout en limitant les émissions de gaz azotés polluants (ammoniac et protoxyde d'azote). Pour cela nous avons comparé plusieurs procédés de compostage, conduits sur 1 à 2 m3 de compost, en conditions contrôlées. Les facteurs étudiés étaient l'ajout d'eau, de déchets ligneux ou d'additifs ainsi que la fréquence de retournement. Les résultats montrent le rôle décroissant de l'eau, de l'aération, des déchets ligneux et de l'additif. Nous en déduisons l'importance de protéger le tas des précipitations si l'on veut maîtriser le procédé et proposons des valeurs de diffusion gazeuse minimale pour la confection de couvertures adaptées au procédé.