Publié le 1 mars 2019

Téléchargements

Télécharger l'article
Etude présentée aux 13èmes JRA-JRFG

L'essentiel

La modélisation des productions de chaleur en élevage de poulets de chair permet de dimensionner les équipements thermiques et d’optimiser le pilotage de l’ambiance. Les modèles de référence datent d’une quinzaine d’années. L’estimation journalière des productions de chaleur y est déduite du poids vif des animaux et n’intègre ni la diversité des systèmes d’élevage, ni le progrès génétique. Les exigences en matière de bien-être animal et d’environnement nécessitent désormais des simulations à un pas horaire voire plus court. Notre objectif est de proposer un modèle horaire des productions de chaleur, de dioxyde de carbone et de vapeur d’eau intégrant les paramètres zootechniques spécifiques d’un lot commercial de poulets de chair. Pour actualiser les équations de référence, les flux de chaleurs de deux lots de 4580 poulets ont été mesurés, durant 33 jours, dans des conditions similaires à un élevage commercial. Les deux salles d’élevage étaient équipées de capteurs pour l’enregistrement en continu de l’hygrométrie, de la température, de la teneur en CO2, de la durée d’éclairage, du débit de ventilation et du chauffage. Les données zootechniques usuelles nous ont permis de calculer les bilans de masse d’eau et de carbone. Une nouvelle conception pour modéliser la production de chaleur est proposée. Les principaux paramètres de la relation allométrique sont calés sur les phases nocturnes en raison de la stabilité observée des flux. Sur la durée totale du lot, à l’intérieur d’un cycle de 24 h, les productions de chaleur peuvent varier entre -1 W animal-1 et + 50 % de la production de chaleur nocturne. Ne pouvant expliquer les cinétiques au cours des périodes diurnes, la production de chaleur totale est encadrée. La valeur de la conversion d’énergie en CO2 a été actualisée à 0,197 L CO2 h-1 W-1. Lorsque la température intérieure reste proche de la consigne, une baisse de l’hygrométrie intérieure entraîne une augmentation de l’évaporation diurne. Les perspectives sont d’appliquer ce modèle au pilotage de l’ambiance et au dimensionnement thermique des bâtiments de poulets.