Le picage chez la poule pondeuse

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En projet Nouvelle recherche
de A.Mika Publié en octobre, 2020
Une approche globale de l'élevage est nécessaire pour limiter l'apparition du picage
Vidéo de 3mn45

L'essentiel

La filière de production des œufs est actuellement en pleine mutation. Outre l’évolution des modes d’élevage, l’épointage du bec, pratique consistant à cautériser le bout du bec à l’aide d’un rayon laser pour limiter le picage et le cannibalisme, fait notamment l’objet d’une controverse. L’épointage n’a pourtant rien à voir avec le débecquage, amputation du bout du bec, qui n’est plus pratiqué aujourd’hui en France. Des incertitudes subsistent pourtant sur le fait que les animaux ressentent de la douleur lors de l’épointage.

Le picage qui peut survenir dans les élevages de poule pondeuse a des origines multifactorielles. Aucune solution miracle permet de lutter efficacement contre le picage et le cannibalisme. Une approche globale de l’élevage est nécessaire pour limiter les risques.

La remise en cause de l’épointage dans l’Union européenne nécessite, pour les éleveurs, d’envisager la production d’œufs avec des poules non épointées à moyen terme. Cette courte vidéo présente les facteurs de risques associés au picage en élevage et des recommandations permettant de limiter son apparition chez les poulettes et les poules pondeuses.

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L’épointage du bec est systématiquement pratiqué en France sur les poules pondeuses afin de limiter les conséquences négatives du picage. Toutefois, cette pratique est remise en question par la société civile et en cours d’interdiction dans plusieurs pays européens. D’après l’arrêté du 1er février 2002 établissant les normes minimales relatives à la protection des poules pondeuses, « toute mutilation est interdite ». Toutefois, en vue de prévenir le piquage de plumes et le cannibalisme en élevage, l'épointage du bec est autorisé. Il ne doit être pratiqué que par un personnel qualifié sur les poussins de moins de dix jours destinés à la ponte.

Dans tous les cas, la conduite de l’élevage doit permettre de limiter au minimum les risques de picage et de cannibalisme.  

Pour en savoir plus :

  • Arrêté du 1er février 2002 établissant les normes minimales relatives à la protection des poules pondeuses
  • Directive 1999/74/CE du Conseil du 19 juillet 1999 établissant les normes minimales relatives à la protection des poules pondeuses
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