Le petit ténébrion

Quels impacts des pratiques d’élevage, de la structure des bâtiments et de la gestion des résistances sur les pullulations?

Nouvelle recherche
de ROUSSET N + Auteurs Publié en mars, 2019

N. ROUSSET, G. CHIRON, N-P. CHOISIS, C. MICHEL, J. DERUWEZ, S. BENOIT, P. GALLIOT, M. BONNEFOY, A. DINH, F. DALLEAU, D. RENAULT et H. COLINET

L’usage d’insecticides (en rotation) est un moyen de lutte nécessaire; certains facteurs d'élevage montrent également leur intérêt
Revue TeMA de 6 pages
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L'essentiel

Le petit ténébrion (ptT) est un insecte posant des problèmes écologiques, sanitaires et économiques en élevage de volailles. De régime alimentaire mycophage et carnivore, il recherche la chaleur et l’obscurité. Afin de caractériser les niveaux d’infestation, en relation avec les pratiques d’élevage, de lutte contre cet insecte et la structure des bâtiments, des piégeages ont été réalisés en début de lot, puis avant l’enlèvement des animaux (1 piège pour 100 m²), dans 47 bâtiments de poulets (Bretagne, Pays-de-la-Loire, Auvergne-Rhône Alpes et Ile de la Réunion), ainsi que dans 26 bâtiments de dindes (en métropole uniquement). Un questionnaire a permis de recueillir les informations sur les éléments structurels et organisationnels des élevages enquêtés, ainsi que les pratiques de désinsectisation. Les résultats indiquent que les infestations en fin de lot étaient moins élevées en poulets (55 ± 89 ptT/piège) qu’en dindes (165 ± 209 ptT/piège). Certaines caractéristiques structurelles (ex : 52 ± 78 ptT/piège sur sol bétonné vs 123 ± 172 ptT/piège sur sol en terre battue ; p < 0,01), et pratiques d’élevage (ex : 91 ± 180 ptT/piège avec une litière de copeaux ou cosses de sarrasin vs 108 ± 125 ptT/piège avec de la paille ; p= 0,01) étaient associées à des niveaux d’infestation plus faibles. Si l’utilisation d’insecticides apparait comme un moyen de lutte nécessaire, il semble important de recommander aux éleveurs de réaliser un bilan de leurs pratiques. La limitation des sites de nymphose et de refuge hivernal, la réduction des sources de nourriture des ptT, l’évacuation des ptT présents dans la litière durant le vide sanitaire sont à intégrer dans les moyens de lutte.

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