Résumés d'études...
A voir:
[1] : Enrichissement du milieu en élevage
de pintades...
[2] : Problèmes de griffures en élevage
de pintades...
[3] : Systèmes alternatifs d’élevage en
lapin...
[4] : Logement collectif des lapines reproductrices...
[5] : Enrichissement du milieu pour réduire
le picage en dinde...
[6] : Aménagement des parcours de poulets
Label...
[7] : Effet de logement des poules pondeuses
d'oeufs de consommation...
[8] : Dispositifs de raccourcissement de
griffes pour les poules pondeuses...
Enrichissement du milieu en élevage de pintades : fréquentation des perchoirs selon l’âge des pintades et la conception des perchoirs
LUBAC Sophie, MIRABITO Luc, CHEVALIER Dylan
REALISATION 2003 – 2004
En partenariat avec la l’AFIVOL
Et avec l’aide financière de l'ADAR du PEP et du CIP.
La pintade est connue pour son nervosisme élevé et les conséquences qu’il engendre, dont la dégradation de l’état des carcasses par picage et griffures. L’origine de ce stress est multifactorielle. Toutefois, certaines pratiques d’élevage comme la mise en place de perchoirs peuvent être intéressantes. 5 types de perchoirs différents ont ainsi été testé sur 2 lots de pintades, afin de valider lequel était préféré par les pintades. Ainsi, les maximums observés ont été de 5,65 pintades par mètre de perche et jusqu’à 29 pintades/m² d’occupation au sol par le perchoir.
Se reporter à l’article :
LUBAC S., 2004. Enrichissement du milieu en élevage de pintades : fréquentation des perchoirs selon l’âge des pintades et la conception des perchoirs,
Sciences et Techniques Avicoles, n°46, p 14-17.
Problèmes de griffures en élevage de pintades
Dylan CHEVALIER, Isabelle BOUVAREL, Luc MIRABITO
REALISATION 2002 – 2003
Avec l’aide financière de l'ADAR, l’OFIVAL, de la région Pays de Loire et du CIP.
Depuis plusieurs années se posent d’une manière récurrente et non négligeable des problèmes de qualité des carcasses des pintades, les griffures étant les principaux symptômes observés. La valorisation des carcasses affectées pose de sérieux problèmes aux abatteurs. De même les taux de saisie élevés réduisent la rémunération des éleveurs et leur motivation à élever cette espèce. Plusieurs expérimentations ont été réalisées sur le terrain afin de modifier le comportement des pintades : brumisation, aménagements du bâtiment (barrières, musique, ballons, perchoirs).
La brumisation apparaissait a priori comme un facteur de maîtrise du comportement des pintades, au-delà de son intérêt connu dans la gestion de l’ambiance. En effet, la diminution de moitié des taux de poussière enregistrée lors de l’utilisation de la brumisation contribue à réduire l’activité et à améliorer le confort des pintades. Néanmoins, l’analyse de la qualité des carcasses des lots testés, d’après la notation réalisée sur les animaux plumés et les taux de saisies en abattoir, ne montre pas d’effet sensible de la brumisation sur ces critères. Cette première analyse serait toutefois à approfondir en multipliant le nombre de répétitions et en travaillant en conditions climatiques plus favorables (été très sec) afin de créer un différentiel hygrométrique plus important entre l’extérieur et l’intérieur des bâtiments testés avec brumisation. Egalement, la mise en place de barrières, permettant de juguler les mouvements de foule, n’a pas permis d’améliorer la qualité des carcasses. C’est la raison pour laquelle le travail s’est ensuite orienté sur l’enrichissement du milieu en élevage de pintades. La diffusion de cycles musicaux et la mise en place consécutive de ballons et perchoirs en bâtiment ont eu une incidence positive sur le comportement des pintades, ont également permis de réduire les problèmes de lésions (dermites, griffures) et d’une manière générale, ont favorisé chez l’éleveur, la motivation à élever cette espèce.
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Systèmes alternatifs d’élevage en lapin
Nathalie JEHL
REALISATION 2002
En partenariat avec la FENALAP, le CLIPP et l’INRA
Et avec l’aide financière de l’OFIVAL et de l'ADAR
L’objectif de cette étude est de faire le point sur les pratiques alternatives de production du lapin et de tester un mode de logement alternatif des animaux (engraissement en parc collectif etc…) correspondant à une évolution probable des pratiques pour assurer le bien être animal afin de proposer des modes d’élevage alternatif du lapin de chair qui soient durables et techniquement viables tout en répondant aux demandes de la société en terme de qualité alimentaire et de bien être animal.
L’étude expérimentale a montré que l’élevage en parc en situation d’entérocolite augmentait la mortalité des animaux en raison d’une dégradation de l’état sanitaire des lapins en engraissement. Des mesures de qualité de carcasses signalent une amélioration du rendement en cuisse chez les animaux élevés en parc ou en cages avec plate forme ainsi q’une meilleure résistance osseuse par rapport à des lapins élevés en cages conventionnelles.
Se reporter aux articles :
JEHL N., MEPLAIN E., MIRABITO L., S. COMBES, 2003. Incidence de 3 modes de logement sur les performances zootechniques et la qualité de la viande de lapin.
Proceedings des 10èmes JRC, p 181-184.
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Logement collectif des lapines reproductrices
MIRABITO Luc , GALLIOT Pascal, SOUCHET Christophe, DUMONT Florent, COLSON Violaine
REALISATION 2001-2002
En partenariat avec le CLIPP
Et avec l’aide financière de la DGAL et de l'ADAR
Ce projet avait pour objectif d’analyser l’impact du logement collectif des lapines sur leurs performances zootechniques et leur comportement. Dans ce but, nous avons évalué deux modes de logement collectif (logement par paire avec deux cages rehaussées avec plate-forme communicantes et le logement par groupe de 4 en parc) en référence au logement individuel conventionnel des femelles.
Cette étude fait apparaître plusieurs limites au logement collectif des lapines reproductrices :
Une fréquence de lésions élevée liée à l’élevage collectif des futures reproductrices
Une fréquence élevée de mise bas multiples par boite à nid qui pénalise la survie des lapereaux dans le logement par parc
Une pénalisation des femelles dominées dans les logements par paire
Au chapitre des avantages, il faut cependant noter que les logements collectifs ont permis aux animaux d’exprimer une plus grande variété de posture et offert des possibilités accrues d’exercice. Mais ce résultat est aussi en grande partie lié à l’augmentation de l’espace disponible (surface, hauteur) et à la présence d’enrichissement (plate-forme). Enfin, seul le logement en parc permet véritablement l’expression d’interactions entre individus.
Se reporter aux articles :
L. MIRABITO, 2003. Logement et bien-être du lapin : les nouveaux enjeux.
Proceedings des 10èmes JRC, p 163-172.
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Enrichissement du milieu pour réduire le picage en dinde
Luc MIRABITO, Claire BRUNEL
REALISATION 2002
En partenariat avec ARRIVE, Doux Frais Europe
Et avec l’aide financière de l'ADAR, de l’ OFIVAL et du CIDEF
La recommandation sur le bien-être des dindes, adoptée le 21/06/2001 par le Comité permanent de la Convention Européenne sur la protection des animaux d’élevage, met l’accent sur la nécessité d’envisager des méthodes alternatives pour palier aux problèmes de picage qui se traduisent souvent par un déclassement des carcasses. Les pratiques actuelles, c’est à dire réduction de l’intensité lumineuse et débéquage, seraient donc remises en cause. Or, les quelques données bibliographiques disponibles sur le sujet suggèrent que « l’enrichissement du milieu » a un effet positif sur les phénomènes de picage. C’est dans ce contexte que s’intègre notre étude. En effet, ces résultats encourageants reposent sur des principes développés en station expérimentale, notre étude vise à en tester une application possible en élevage. L’expérimentation que nous avons conduite avait donc pour objectif de tester l’impact d’un aménagement des bâtiments, inspirés des travaux précédents, mais raisonné en fonction des contraintes induites pour les éleveurs.
Le test d’aménagement a consisté à installer plusieurs éléments dans les bâtiments d’élevage. Des « barrières », ont été placées au centre et dans le sens de la longueur des bâtiments, afin de recréer des zones de repos et de circulation différenciées. Des disques CD et des ficelles ont été installés comme supports de picage pour les dindes.
Suite à cette étude, il a été possible de tirer plusieurs enseignements. Tout d’abord, l’acceptabilité du modèle a été validé car les aménagements ne perturbent ni le travail de l’éleveur, ni les animaux. Cependant, il faut prendre en compte le coût initial et le temps de travail nécessaire pour l’installation.
D’autre part, il a été démontré que les aménagements sont bien utilisés par les animaux (picage CD et ficelle) et que les barrières ont modifié la répartition des mâles. Cependant, la répartition des femelles a été peu modifiée en raison des plus fortes densités d’élevage pour ce sexe.
En outre, l’aménagement des bâtiments présente un potentiel intéressant pour réduire la fréquence des lésions (picage et escarre), notamment chez les femelles. Il permet également de réduire significativement la mortalité des 2 sexes.
Quelques améliorations pourront être apportées en ce qui concerne le nombre et la localisation des supports de picage. Il en est de même pour le système visant à créer des zones de repos. Il s’agit d’une démarche exploratoire et il faudrait envisager d’autres étapes de validation au sein d’un nombre plus élevé de sites avant de pouvoir conclure définitivement sur l’intérêt de tels aménagements. Il serait également intéressant de tester les possibilités de substitution de cette technique au débéquage.
Se reporter aux articles :
Luc MIRABITO, 2003. Résultats d’essais d’enrichissement du milieu en élevage de dinde,
Proceedings de la Journée Nationale des Professionnels de la dinde (Rennes, 19 juin 2003).
Mirabito L., Brunnel C. 2004. L’aménagement des bâtiments de dindes : une solution pour enrichir le milieu et réduire la fréquence des lésions ?
Viande et Produits Carnés, sous presse
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Aménagement des parcours de poulets Label
MIRABITO Luc, LUBAC Sophie
REALISATION 2000-2002
En partenariat avec l’INRA TOURS, Ecole vétérinaire de Lyon, LEGTA Sardière, LEGTA Cibiens, CEZ Rambouillet, CA de l'Ain, AFIVOL
Et avec l’aide financière du
PEP, de l'
ADAR et de l'enveloppe recherche de l’
ACTA
L’objectif de ce programme était de tester l’impact de différents types de couvert végétal sur l’occupation des parcours par les poulets « label rouge ». Il s’agissait donc de rechercher un environnement adapté à l’animal favorisant, d’une part, sa présence et, d’autre part, sa diffusion dans l’espace. Mais, il nous est apparu nécessaire de conduire cette réflexion en recherchant des associations à « bénéfice réciproque », en d’autres termes des espèces végétales qui pourraient bénéficier de la présence des poulets. Dans ce but, nous avons choisi d’étudier plus précisément deux modèles : une association poulet-verger de pêchers et une association poulet-taillis de Saule à très courte rotation.
Du point de vue du comportement du poulet, l’ensemble de ce programme s’est avéré très fructueux pour la proposition d’un modèle. Plusieurs hypothèses restent encore à tester, mais, sur le plan pratique, certaines solutions envisagées ont montré un potentiel intéressant.
En revanche, en ce qui concerne les marqueurs de présence des animaux sur le parcours (concentration N, P du sol et bactériologie), il nous a semblé qu’ils ne permettaient pas une analyse très fine de la situation même si l’on retrouve certains résultats évidents. Mais leur forte variabilité naturelle, leur non spécificité et la complexité des phénomènes liés nous poussent à penser qu’ils sont de peu d’intérêt. Une analyse des flux d’animaux et de la localisation de leur déjection serait beaucoup plus intéressante et permettrait peut-être d’envisager, par exemple, une analyse de zones à risque.
Enfin, ce travail semble démontrer l’intérêt d’une réflexion globale du système de production puisque les résultats obtenus avec la première association en matière de prédation des insectes ravageurs par les poulets ouvrent certaines perspectives. De même, si l’implantation de TTCR de Saules a eu un impact vraisemblablement positif sur le comportement des animaux, la comparaison des différents suggèrent aussi un effet bénéfique de la présence des poulets sur la croissance des arbres. Mais cette étude demande à être poursuivie et complétée par des bilans pour estimer l’effet réciproque et l’intérêt d’une telle association.
Effet de logement des poules
pondeuses d'oeufs de consommation sur les performances zootechniques et
divers critères de qualité des oeufs.
Résultats d'une étude en élevages de production
Luc MIRABITO, Angélique TRAVEL
REALISATION 2004
Et avec l’aide financière de l' OFIVAL, du CNPO et
de l'ADAR
Ce travail a été conduit dans quatre sites de l’Ouest de la France où un
échantillon de cages aménagées (n=30 par site) d’origines diverses ont été
installés afin de permettre le suivi des performances des poules en comparaison
avec le performances des animaux logés dans les cages conventionnelles des
mêmes sites. Le poids des poules et le taux de ponte ont globalement suivi
une évolution similaire . Dans deux sites, ces variables n’ont pas été affectées
par le mode de logement ou de façon minime et contradictoire d’un âge à
l’autre alors que dans les deux autres sites, des résultats contradictoires
ont été observés qui pouvaient cependant être mis en relation avec des problèmes
d’élevage minimes qui ont affectés respectivement le lot expérimental ou
témoin.
A 60 semaines d’âge des poules, le poids des oeufs était globalement
significativement réduit de 1,2 % en cages aménagées (p=0,009). Quel que
soit l’âge d’observation, nous avons enregistré un taux d’œufs cassés significativement
plus élevé en cages aménagés (p < 0,007). Cette situation était particulièrement
marquée dans les sites 2 et 4 avec des écarts variants entre + 71% et +503%.
Dans les deux autres sites, les différences étaient moins systématiques
même si la tendance générale persistait. Une situation très différente a
été observée en ce qui concerne le taux d’œufs sales sur lequel le mode
de logement n’avait globalement pas d’effet significatif. Ce résultat global
masquait cependant une distorsion très nette entre, le cas du site 2 où
la fréquence des oeufs sales en cages aménagées était significativement
réduite à partir de 30 semaines, et les autres sites où celle-ci était régulièrement
augmentée (notamment dans les sites 1 et 4).
Il faut noter cependant que,
dans le site 2, les cages aménagées n’étaient pas équipées de surface de
grattage alors que c’était le cas dans tous les autres sites. Enfin, des
dégradations de l’hygiène des cages aménagées ont été constatées dans tous
les sites, en relation notamment avec l’agencement interne des perchoirs
et la présence de tapis type « gazon artificiel ». En conclusion, il semblerait
que le logement des poules en cages aménagées (dans nos conditions expérimentales)
ne pénalise pas de façon majeure la productivité des animaux mais a, par
contre, une incidence négative sur la qualité des oeufs. Celle-ci pourrait
être mise en relation avec l’aménagement interne des cages et notamment
la disposition des perchoirs, la nature des fonds de nid et des surfaces
de grattage utilisés, l’absence d’avancement séquentiel de la bande à oeufs
et la présence ou non de surface de grattage.
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Dispositifs de raccourcissement de griffes pour les poules pondeuses
Résultats Terrain
Luc MIRABITO, Angélique TRAVEL
REALISATION 2004
Et avec l’aide financière de l' OFIVAL, du CNPO et de l'ADAR
La Directive Européenne 99/74/CE impose la présence de nouveaux aménagements dans les cages de poules pondeuses : perchoirs, isoloir, surface de grattage-picorage et raccourcisseur de griffes. Ce dernier dispositif aurait pour but de réduire la longueur des griffes et par conséquent de limiter la fréquence des lésions et de blessures chez les animaux. L’objectif de cette étude était de tester l’efficacité de différents types de raccourcisseurs et de la pertinence des dispositifs proposés. Dans ce but, l'effet sur la longueur des griffes des poules pondeuses de bandes autocollantes abrasives de 8mm ou 19mm de large et de 2 résines antidérapantes a été mesuré dans six sites d’élevage. Dans chaque site, ces mesures ont été effectuées à environ 22 et 33 semaines d’âge des poules et un lot de poules logées en cages non équipées constituait le lot témoin.
A 22 semaines, les bandes abrasives ont permis de réduire significativement (de -6 à -30 % ; p < 0,0001) la taille des griffes des poules par rapport aux lots « témoin » et « résine ». Vers 33 semaines, cette tendance est confirmée pour les 6 sites (-6 à –43 %). En revanche, à 22 semaines, les résines ne se sont avérées efficaces que dans un site sur quatre, où elles ont permis de réduire significativement la longueur des griffes de 24 % par rapport au lot « témoin ». A 33 semaines, les résines permettent de réduire significativement la longueur des griffes de 27 % à 40% versus le lot « témoin » significativement dans trois sites sur quatre. La variabilité de la granulation entre les 2 résines testées pourrait expliquer les différences d’efficacité observées. Il semble également que la dimension et/ou le positionnement de ces équipements aient aussi une importance sur leur efficacité. Il est en de même pour le type de cages et la configuration du déflecteur. Aucun problème particulier concernant l’état despattes des poules n’a été remarqué. Enfin, des mesures réalisées sur deux souches de poules ont montré que le type génétique a une influence majeure sur la longueur des griffes.
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