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Résumés d'études


A voir :

[1] : Changer la façon d’alimenter les poulets de chair pour réduire les coûts de production...
[2] : Simulation de l'utilisation des matières premières végétales dans les filières avicoles...
[3] : Perception VISuelle et tactile des espèces AVIaires...
[4] : Digestibilité des acides aminés chez le dindon en finition...
[5] : Un bon démarrage permet de limiter l'apparition d'enterites chez les dindonneaux...
[6] : Facteurs de variation de la qualité bacteriologique de l'eau en élevage de dindes....





Changer la façon d’alimenter les poulets de chair pour réduire les coûts de production, et la dépendance protéique nationale et européenne

Partenaires : INRA, ARVALIS Institut du Végétal, ONIDOL, INZO°.
Avec la participation financière de l’Enveloppe Recherche ACTA/BCRD du MAAPAR, de l’ONIDOL et de l’ADAR

Dans un contexte de modifications importantes de l’offre et des prix des matières premières utilisées en alimentation animale, notamment avec le développement de la production de biocarburants et donc des volumes de co-produits disponibles, de nouvelles techniques doivent être mises en œuvre pour minimiser le coût alimentaire. La technique de l’alimentation séquentielle, dont le principe consiste à distribuer alternativement aux animaux un jour sur deux, deux aliments de caractéristiques différentes, l’un protéique et l’autre énergétique, apporte un degré de liberté supplémentaire à la formulation. Elle permet de réduire le prix de l’aliment en utilisant un jour sur deux, des matières premières bon marché à des taux plus élevés qu’en alimentation classique.

De nombreuses questions se posent quant à la mise au point de ce système :
- N’y aurait-il pas intérêt à lever les niveaux maxima d’incorporation des matières premières riches en protéines locales un jour sur deux ?
- Quels sont les mécanismes d’adaptation métabolique impliqués, face à ces irrégularités d’apports alimentaires ?
- Quelles sont les limites de ce type d’alimentation ?

Les premiers résultats réalisés sur du poulet Ross PM3, indiquent que lorsque les aliments distribués séquentiellement ont des teneurs en énergie et protéines différentes, une sous-consommation trop importante des aliments peut être observée et handicape les performances. Les caractéristiques physiques des aliments semblent déterminantes pour une utilisation maîtrisée de l'alimentation séquentielle. L’utilisation de granulés courts et le démarrage du cycle par l’aliment riche en protéine et pauvre en énergie constituent des conditions favorables, rendant la technique fonctionnelle. Les variations des niveaux d’ingestion d’un jour à l’autre sont liées d’une part, à la valeur énergétique de l’aliment par un processus d’apprentissage rapide des animaux, et d’autre part, à la teneur en protéine de l’aliment au bout d’un temps plus long (1 semaine). Il est montré une régulation à court terme de la synthèse et de la dégradation protéique musculaire lors d’alternance du taux de lysine de l’aliment d’un jour à l’autre.



Simulation de l'utilisation des matières premières végétales dans les filières avicoles : une approche par modélisation multi-agents.

Partenaires : INRA SRA Tours, ESR Grignon, Université Paris Dauphine, ARVALIS Institut du Végétal, CETIOM, CEREOPA, UNIP-ONIDOL.
Avec la participation financière de l’Enveloppe Recherche ACTA/BCRD du MAAPAR, de l’ANRT, de l’ONIDOL et de l’ADAR


Les lois et les évolutions technologiques vont imposer un contrôle plus précis de l’utilisation des matières premières végétales dans les filières avicoles. Par conséquent, il est nécessaire de développer des outils d’aide à la décision qui peuvent être utilisés par les experts du domaine, professionnels comme scientifiques. Le but de ce travail est de proposer une nouvelle méthode de simulation qui représente d’une part la dynamique d’utilisation des matières premières végétales et le marché des volailles et d’autre part, l’évolution des processus de décision tant individuels que collectifs au sein des entreprises en ce qui concerne l’utilisation de ces matières premières. Notre simulateur, appelé AviSim, évalue l’utilisation des matières premières végétales en fonction des comportements individuels, c’est-à-dire selon le comportement prudent, modéré ou optimiste d’un agent envers une matière première et le relie à son inclusion dans les aliments. AviSim inclue aussi l’influence sociale sur l’évolution du processus de production, c’est-à-dire que chaque décision d’un agent dépend de son rapport aux autres, comme leader, suiveur ou pragmatique.
Plusieurs utilisations de ce modèle sont en cours : discussion à l’intérieur des entreprises pour évaluer l’impact du comportement sur la dynamique de la firme, analyse à l’intérieur d’une filière pour estimer l’effet de la réputation d’une matière première sur son incorporation.

Le cédérom comprenant le simulateur AviSim et la thèse d’Athmane Hamel sont disponibles sur demande


Perception VISuelle et tactile des espèces AVIaires, en lien avec leur comportement alimentaire, pour l'industrie de l'alimentation animale .

Partenaires : INRA, CRIP5, Tecaliman, Industriels
Avec la participation financière du Cidef et du CIP.

L’objectif du projet VISAVI est de contrôler les aspects visuel et tactile des particules alimentaires (granulés), au moyen d’analyses d’images de celles-ci. Ces aspects sont souvent mis en cause pour expliquer le comportement indésirable des volailles, qui rejettent un aliment présentant pourtant des caractéristiques nutritionnelles optimales. Ces incidents entraînent des conséquences négatives importantes tant pour l’animal que pour l’éleveur et le fournisseur d’aliments, avec une dégradation majeure des performances techniques et économiques.

De nombreuses études zootechniques et observations en élevage témoignent de la sensibilité des volailles aux aspects visuels et tactiles des aliments, mais les mesures classiquement utilisées pour les caractériser ne permettent pas d’expliquer ce phénomène. Les caractéristiques de forme, de texture et de couleur extraites à partir d’images de granulés constitueront des mesures efficaces et pratiques pour décrire leurs aspects visuels et tactiles à partir de capteurs spécialisés.

Cependant, face au nombre élevé de méthodes d’extraction de caractéristiques, le choix de celles permettant de caractériser ces aspects conformément à la perception des volailles est difficile, l’acuité visuelle des oiseaux étant supérieure à celle de l’homme. Etant donnée la nature complexe de ce problème, sa résolution nécessite la conception et la modélisation d’un système complexe, dont les entrées sont les informations extraites des images des aliments, ainsi que celles déduites des mesures caractérisant le comportement alimentaire des animaux. Il s’agit d’un travail pluridisciplinaire au cours duquel des échanges itératifs de données et de résultats sont requis de façon régulière.



Digestibilité des acides aminés chez le dindon en finition, influence de l'âge et du taux azoté de l'aliment.

Partenaire : INRA UMT Bird, INRA Le Magneraud , Firmes service
Avec la participation financière de l'OFIVAL, du CIDEF, d'Ajinomoto Eurolysine, de Novus et de l'ADAR

L’objectif du travail est de déterminer la digestibilité de la fraction protéique de l’aliment en relation avec l’âge du dindonneau et la teneur en protéine des aliments, prolongeant ainsi l’étude réalisée par Travel et al, 2005. Pour cela 4 aliments présentant des teneurs variables en protéines : de 22.5 à 18.9% et de 21.5 à 17.8% ont été utilisés de 8 à 12 semaines et de 13 à 16 semaines respectivement. Chaque aliment est distribué à 10 animaux âgés de 9 et 14 semaines placés en cages à bilan digestif, nourris selon un protocole classique d’alimentation ad libitum et avec collecte totale des excréta.

Les digestibilités de l’énergie et de l’azote des aliments sont indépendantes du taux azoté de la ration mais les valeurs d’EMAn mesurées sont inférieures aux valeurs de formulation. Les digestibilités apparentes des principaux acides aminés des aliments sont indépendantes du niveau azoté de la ration, sauf exception. En effet, la digestibilité de la leucine diminue de 14% à 9 semaines (p=0.0001) lorsque le taux azoté passe de 22.5 à 18.8%, celle du tryptophane est réduite de 3.1% (p=0.09). A 14 semaines, la digestibilité de la lysine augmente de 4% (p=0.07) lorsque le taux azoté diminue de 21.5 à 17.8%, alors que celle de l’alanine diminue de 2% (p=0.07). Toutes les digestibilités mesurées à 14 semaines sont significativement inférieures à celles obtenues à 9 semaines, montrant ainsi un effet de l’âge important.




Un bon démarrage permet de limiter l'apparition d'enterites chez les dindonneaux.

Partenaires : Chambre Régionale d’Agriculture des Pays de la Loire et le Groupement de Défense Sanitaire de la Mayenne
Avec la participation financière du CIDEF, de l’Office de l’Elevage et de l’ADAR

Cette étude de cas, conduite sur 8 élevages, cherche à préciser l’impact des pratiques d’élevage au démarrage (0-42j), sur l’apparition des entérites « non spécifiques ». Ces élevages étaient situés en région Centre et Pays de la Loire. Des mesures hebdomadaires d’ambiance, de qualité de l’eau, de litière, de consommation d’aliment et d’eau, le respect des règles sanitaires et observations des pratiques d’élevage ont permis d’établir une liste de facteurs associés à l’apparition de fientes humides. Des diagnostics relatifs à la gestion de l’eau et du bâtiment ont également été effectués dans chaque site, par des experts.

Notre étude a permis de mettre en évidence l’impact, non négligeable, de la prévalence des diarrhées sur le poids des dindons à J43 ainsi que sur la rémunération de l’éleveur à la fin du lot. Ce travail a mis en évidence des phénomènes récurrents dans tous les élevages et qui précèdent les épisodes d’entérites « non spécifiques », principalement des problèmes de gestion de qualité de l’eau, d’ambiance et des consommations d’eau. En effet, les apparitions de ces troubles sont concomitantes dans 70 % des cas à des perturbations bactériologiques et/ou physico-chimiques de l’eau, à des températures trop élevées (50 %) et de consommation excessive d’eau (50 %). Les relations de cause à effet entre ces trois facteurs n’ont pas pu être établi. La présence de biofilm dès la mise en place a entraîné d’ailleurs l'apparition d'entérites dès les premiers jours. Par ailleurs, les traitements de l’eau réalisés étaient souvent mal adaptés à la qualité physico-chimique de l'eau, les rendant donc inefficaces.




Facteurs de variation de la qualité bacteriologique de l'eau en élevage de dindes.

Partenaires : Chambre Régionale d’Agriculture des Pays de la Loire et le Groupement de Défense Sanitaire de la Mayenne
Avec la participation financière du CIDEF, de l’Office de l’Elevage et de l’ADAR

L’étude a porté sur 50 bâtiments dindes situés dans le Grand Ouest de la France. Notre objectif était d’identifier les facteurs de risque, en termes d’équipement, d’origine de l’eau et de pratiques qui influencent la qualité bactériologique de l’eau de boisson. Un questionnaire a permis de décrire les exploitations, les lots suivis, les bâtiments et équipements, la gestion de l’eau par l’éleveur. Un suivi de la qualité bactériologique de l’eau a été effectué au sas à J0 et J30) et en bout de ligne (J30). L’eau de chaque bâtiment, a fait l’objet d’une analyse physicochimique au sas afin de caractériser sa qualité initiale.

Les résultats indiquent que les traitements bactériologiques permettent de limiter significativement les contaminations pathogènes et la prolifération du biofilm dans les canalisations du bâtiment en cours de bande.

En vue de garantir l’efficacité de ces traitements, il est indispensable de respecter les précautions d’emploi des produits (dose, installations) et de veiller à l’adéquation avec la qualité physicochimique de l’eau. Les caractéristiques physicochimiques de l’eau agissent également, directement sur la qualité bactériologique de l’eau, les teneurs optimales sont : pH <6, dureté <15°F, matière organique <2 mg/L, fer <0.2 mg/L et nitrates <50 mg/L. Le mode d’approvisionnement des bâtiments (puits/forages), le matériel et l’équipement (abreuvoir coupelle, absence de réducteurs de pression, de filtres, d’un double circuit) sont autant de facteurs qui accroissent le risque de contamination de l’eau par des germes pathogènes ou de développement du biofilm.

Néanmoins, la qualité de l’eau distribuée aux dindes est en grande partie dépendante des connaissances, des pratiques et de la vigilance de l’éleveur. En effet, les précautions prises pour les équipements (entretien et révision), pour les traitements (adéquation avec la physicochimie de l’eau, contrôle des doses, installations optimales) et le nettoyage et désinfection (choix du produit, respect de la procédure, des temps d’action et des dosages) ont un rôle essentiel sur la qualité bactériologique de l’eau.

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