Les résultats 2008 sont issus de 20 organisations de production et bénéficient d’une très large représentativité au niveau national, correspondant à 1 044 ateliers pour plus de 550 000 femelles, soit plus de 80 % des femelles en production organisée (source FENALAP).
Après une année 2006 marquée surtout par une réduction notable des pertes en engraissement dans un contexte de maintien global des performances, les années 2007 et 2008 s’avèrent particulières. En effet, des résultats techniques très satisfaisants et en progression ont été obtenus ces deux années. Toutefois, l’envolée des prix des matières premières et les difficultés de marché se traduisent par un prix de l’aliment en forte hausse et une baisse des prix du vif (en 2007), conduisant à une détérioration très forte de la marge sur coût alimentaire dans les élevages, et à la remise en question de la pérennité de bon nombre d’élevages.
La conduite en bandes en général, et plus précisément
la bande unique et le système tout plein - tout vide, semblent
bien constituer des facteurs décisifs d’amélioration
des performances technico-économiques des ateliers cunicoles. Les
analyses par groupe de niveau mettent en évidence des marges de
progrès importantes pour certains élevages, mais au prix
peut-être d’investissements dissuasifs dans des ateliers un
peu anciens.
Outil complémentaire des Gestions Technico-Économiques, il fournit ainsi des informations détaillées sur l’environnement de l’atelier cunicole, l’éleveur, la description de l’atelier, les pratiques d’élevage, le temps de travail, le type de production, les performances zootechniques et les résultats comptables. L’analyse de ces résultats, présentés en comité de pilotage en septembre 2009, a fait l’objet d’une synthèse détaillant par groupe d’élevages les principales caractéristiques des exploitations d’une part, et l’évolution des résultats économiques jusqu’au coût de revient du kg vif de lapin d’autre part.
A partir d’un échantillon restreint, les résultats
du réseau de fermes de références cunicoles permettent
ainsi de suivre de manière détaillée l’évolution
des systèmes d’exploitation, des pratiques d’élevage
et de la situation économique des éleveurs de lapins au
niveau national. La campagne 2007-2008 est marquée par la hausse
importante des charges alimentaires et par la poursuite de la réduction
des charges liées à l’investissement dans les petits
ateliers. En réduction dans tous les groupes sauf en saillie naturelle,
la marge nette annuelle par UTH est toujours largement supérieure
dans les élevages en insémination artificielle de taille
importante. Ces ateliers restent les seuls pour lesquels le prix de vente
permet de couvrir le coût de production main-d’œuvre
comprise : la pratique de l’insémination artificielle et
de la bande unique dans un atelier de taille importante semble assurer
une rationalisation des tâches, une optimisation des performances
techniques, une réduction du coût de production et finalement
une meilleure rémunération du travail.
Partenaires techniques : FENALAP, maîtres d’œuvre
et techniciens du réseau
Partenaires financiers : FranceAgriMer, CAS DAR.