Filière Volailles de chair



STRUCTURES ET ORGANISATION DES FILIERES VOLAILLES DE CHAIR EN EUROPE (Edition 2013)

Analyse comparée des filières allemande, britannique, espagnole, néerlandaise et belge.

Romaric Chenut, Guillaume Coutelet et Pascale Magdelaine, Service Economie de l’ITAVI, Septembre 2013

Résumé
Au sein de l’Union européenne, les dynamiques de production sont très contrastées selon les Etats-membres. Différents indicateurs et études montrent que la compétitivité de la filière volailles de chair française s’est dégradée vis-à-vis d’un certain nombre de ses partenaires européens. Le recul de la position de la France dans les échanges intracommunautaires est l’une des illustrations les plus évidentes de cette moindre compétitivité.

A côté d’éléments de contexte externes (économiques ou réglementaires) plus ou moins favorables à la compétitivité d’une filière, ses propres caractéristiques structurelles et organisationnelles sont également déterminantes. Les structures et les modes d’organisations de cinq filières nationales fortement contributrices à la production européenne ont ainsi été analysées : l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, les Pays-Bas et la Belgique. La diversité des situations caractérisant les principales filières de volailles de chair au sein de l’Union européenne a été soulignée au travers de trois axes principaux : les caractéristiques des marchés nationaux ; les structures d’élevage et des outils industriels ; le niveau d’intégration des différents maillons et les relations entre éleveurs, industriels et grande distribution.

Les filières qui peuvent s’appuyer sur un marché en croissance ou relativement protégé des importations disposent d’un atout réel. De même, les filières les plus dynamiques bénéficient de structures d’élevages et d’outils industriels de grande taille, récents et bénéficiant des progrès technologiques récents. Ces filières sont ainsi en mesure de réduire les coûts logistiques et de coordination entre acteurs. L’intégration verticale semble favorable à l’optimisation globale de la chaîne d’approvisionnement, facilitant la coordination des différents maillons partageant les mêmes objectifs et stratégies, ainsi qu’une meilleure répartition du risque entre maillons. Cependant, l’intégration financière des différents maillons n’est pas indispensable à une bonne coordination technique pour peu qu’existent des partenariats techniques et commerciaux de long terme entre les maillons.

Les modèles d’élevage et de filière restent diversifiés au sein de l’Union européenne en relation avec des contextes historiques et culturels variés. La rationalisation des systèmes d’élevage et des filières tend cependant à faire émerger un modèle plus homogène, avec des élevages de grande taille permettant des économies d’échelle, une optimisation de la logistique au sein de la filière et la réalisation d’investissements permettant de réduire l’impact environnemental.

Par ailleurs, le contexte économique est de plus en plus instable et difficile, caractérisé par des coûts d’intrants très variables, une concurrence forte sur les différents marchés et un pouvoir d’achat des consommateurs en berne. La capacité des entreprises et des filières à anticiper la demande par des innovations produits et une segmentation de marché adaptée et à gérer la volatilité des prix sera déterminante sur leur niveau de compétitivité. Cette capacité passera par des modèles d’organisation flexibles, travaillant en flux tendus, afin d’éviter surcapacités et surproductions.

Cela nécessitera également un partage clair des responsabilités et du risque permettant de préserver les marges et les capacités d’investissement et d’innovation des différents maillons. Un pilotage des filières par l’aval, en prise directe avec la demande finale, et des partenariats étroits entre les différents maillons des filières apparaissent dans ce cadre comme des éléments favorables à la compétitivité et à la durabilité des filières.

Avec la participation financière de FranceAgriMer


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La filière avicole française à l’horizon 2025. (Octobre 2009)

Confrontée à une concurrence accrue, la production avicole française est en net recul depuis la fin des années 1990. Sur les dix dernières années, elle a baissé à un rythme moyen annuel de 2,3 % lors que la production mondiale augmentait de 3,8 % par an. Ce repli est largement lié à une perte de positions à l’exportation, y compris sur le territoire européen, et à une plus forte pénétration des importations. Alertes sanitaires, demandes des consommateurs de plus en plus orientés vers des produits élaborés, émergence de problématiques relatives à la durabilité des systèmes de production et au bien-être des animaux accompagnent cette évolution, dans un contexte de libéralisation progressive des échanges de produits agricoles en dépit des difficultés à conclure le cycle de Doha à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Ces interrogations ont conduit l’INRA et l’ITAVI à engager une réflexion prospective sur les évolutions à moyen terme des filières volailles de chair et oeuf de consommation en France. La réflexion a associé les compétences et les réseaux professionnels des deux instituts avec comme objectifs de fournir un outil d’aide à la décision pour l’orientation de la recherche et de définir des stratégies collectives d'actions pour la filière française. Elle s’est appuyée sur une équipe INRA-ITAVI, qui a animé et alimenté les réflexions d’un groupe constitué d’experts issus de structures et de disciplines variées. L’exercice s'est intéressé à la filière avicole française, définie ici comme l’ensemble des systèmes d’acteurs directement impliqués à tous les stades, depuis la production jusqu'à la consommation finale. Il s'est plus particulièrement focalisé sur la filière volailles de chair, choisie comme référence pour la construction des scénarios à l'horizon 2025.


A partir des dynamiques passées d’évolution et des questionnements actuels sur l’avenir de la filière avicole française, une quarantaine de facteurs pouvant influencer l’évolution de cette dernière ont été mis en évidence. Ceux-ci ont été hiérarchisés et répartis en quatre composantes majeures qui ont constitué la base de la construction des scénarios : (1) les politiques publiques et les réglementations, internationales, européennes et nationales, (2) la consommation et le comportement des consommateurs et des citoyens, (3) les stratégies des acteurs, notamment de la transformation, et la structuration de la filière, et (4) les innovations scientifiques et techniques. Partant de l'observation des tendances lourdes, des tendances émergentes et des possibilités de rupture, des hypothèses ont été formulées et combinées pour élaborer quatre scénarios.


Après une présentation des dynamiques en cours, le rapport présente en détail les quatre scénarios élaborés ainsi que les différents enseignements transversaux que l’on peut dégager de leur analyse en terme d’enjeux et de leviers d’action, pour la filière, et pour la recherche et le développement.


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Segmentation du marché de la volaille. Etat des lieux et perspectives. (Septembre 2008)

La filière volaille de chair française, caractérisée par une forte implication dans les modes de valorisation (Label Rouge, Certification de Conformité Produit ou CCP, Agriculture Biologique) est aujourd'hui confrontée à un contexte en évolution, qu'il soit réglementaire, économique, structurel ou relatif aux comportements de consommation.

L’ITAVI en co-financement avec l’Office de l’Elevage, et à la demande de professionnels, a conduit une étude sur la segmentation du marché de la volaille par les modes de valorisation (ou signes de qualité). Cette analyse fournit un éclairage et quelques éléments de réflexion à l’ensemble des acteurs de la filière concernant leurs stratégies de développement des modes de valorisation, selon le segment et le circuit de distribution concernés.

Une actualisation des données concernant la segmentation du marché de la volaille pour les différents circuits de commercialisation, a permis de dresser un état des lieux de la production et de la consommation des différentes volailles de qualité. Puis, à partir d’une quarantaine d’entretiens téléphoniques, ou en face à face, auprès des différents acteurs de la filière (organisations de production, industriels, acteurs de la restauration hors domicile et de la grande distribution), les atouts et faiblesses des différents modes de valorisation des volailles ont pu être mis en évidence, ainsi que les moteurs et freins au développement.

Enfin, les facteurs d’évolution du marché de la volaille à l’horizon 2020 ont été analysés en terme d’opportunités/menaces pour les différents modes de valorisation et les différents circuits de distribution.

Le Label Rouge, signe de qualité historique de la filière, représente aujourd’hui un segment essentiel et moteur du marché de l’entier, en poulet comme en volailles festives. Cette place centrale du Label Rouge au sein de l’entier devrait perdurer grâce à son positionnement qualité. Ses difficultés de positionnement en découpes pourraient être dépassées à la seule condition de baisser le prix des escalopes et des cuisses, à moins que le respect du bien-être animal mis en avant par le Label Rouge devienne un critère prépondérant à l’achat. La baisse durable du pouvoir d’achat serait en outre pénalisante pour les produits chers comme le poulet labellisé ou biologique.

Une concurrence défavorable au Label Rouge pourrait être exercée par la filière avicole biologique, si celle-ci parvient à se structurer et que les céréales biologiques sont suffisamment disponibles. Les produits issus de l’agriculture biologique semblent en effet mieux répondre aux attentes de la société en matière de protection de l’environnement ou de santé-nutrition et sont fortement demandés. Seul le différentiel de prix, dû notamment aux fortes contraintes pesant sur la production française, contient actuellement la hausse de sa consommation. L’interprétation française du règlement européen sur la production biologique aura donc un rôle prépondérant dans le devenir du marché des volailles biologiques.

Sans doute favorisée par le contexte inflationniste actuel en RHD ou même en GMS, la CCP semble pourtant avoir des perspectives de développement plus limitées. Portée essentiellement par les Marques De Distributeurs, la CCP est progressivement remise en cause par certains distributeurs qui envisagent de développer des certifications privées (avec certification par un organisme certificateur indépendant), sans garantie de l’Etat.

En conclusion, trois scénarios prospectifs contrastés ont été imaginés à l’horizon 2020, focalisés sur la place accordée aux différents modes de valorisation sur le marché.

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Analyse du développement de l’Aviculture française, perspectives et enjeux. (Février 2008)

Cette synthèse s’inscrit dans le cadre du programme de recherche AVITER pour « Filières avicoles en France et au Brésil : impacts sur le développement durable des bassins de production et des territoires ». L’objectif final de ce programme est de comprendre les dynamiques conjointes de développement des filières avicoles et des bassins de production associés, en s’appuyant sur l’analyse de deux filières avicoles majeures au plan mondial, la France et le Brésil, mais connaissant actuellement des dynamiques de développement contrastées voire opposées.

Dans les deux pays, un travail préalable d’analyse et de synthèse a été conduit et formalisé sous la forme d’une analyse des forces/faiblesses et opportunités/menaces des filières. Cette synthèse présente les principales conclusions de l’analyse des filières avicoles françaises, conduite à partir d’un travail bibliographique et d’interviews auprès d’acteurs majeurs des filières avicoles.

Le principal enjeu pour les filières avicoles françaises apparaît être celui de l’amélioration de sa compétitivité, afin d’assurer la viabilité économique et donc la pérennité de l’activité avicole dans nos régions. Si les filières avicoles ne génèrent « que » 60 à 70 000 emplois directs, leur impact social est beaucoup plus important. Elles contribuent en effet à la santé et l’équilibre d’autres secteurs. Ainsi, en amont, elles contribuent au dynamisme de secteurs comme l’alimentation animale, dont l’activité et la santé financière influent directement sur la compétitivité d’autres filières d’élevage locales et sur l’activité économique régionale dans son ensemble. L’aviculture chair est aussi un débouché important des filières grandes cultures. L’activité avicole apporte également un complément de revenu à de nombreuses exploitations de polyculture élevage, et garantit ainsi leur pérennité.

Différentes stratégies sont envisageables afin de renforcer la pérennité de la filière. Elles relèvent bien sûr en grande partie de stratégies industrielles d’entreprises mais aussi de stratégies collectives susceptibles d’améliorer la coordination globale de la filière et d’optimiser le fonctionnement des bassins de production en relation avec les outils industriels disponibles. L’évolution du partenariat entre producteurs et industriels apparaît souhaitable pour rééquilibrer les relations entre les deux parties et clarifier leurs rôles respectifs. Enfin, l’anticipation des évolutions de marché et l’adaptation de l’offre aux nouveaux modes de consommation et attentes du consommateur-citoyen seront à l’avenir des éléments clés de la pérennité des entreprises et donc des filières. Les entreprises devront analyser leurs avantages concurrentiels sur chacun des segments de marché et définir leurs stratégies d’approvisionnement, industrielles et marketing en conséquence.

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Quelles perspectives d’évolution des exploitations avicoles non spécialisées ? Quels impacts de la réforme de la PAC ? (2007)

Depuis 1998, la filière avicole française connaît une crise structurelle. Elle doit en effet faire face à une perte de compétitivité sur les marchés internationaux couplée à une augmentation des importations. La crise de l’influenza aviaire est venue aggraver ce contexte en entraînant des baisses de consommation en France, en Europe, dans les Pays tiers et, de février à juin 2006, des embargos sur les produits avicoles français.

Par ailleurs, la réforme de la PAC de juin 2003 a marqué un tournant décisif dans la politique agricole européenne, en modifiant le contexte et les opportunités pour les filières agricoles. Loin de la simple révision à mi parcours prévue initialement, la réforme de juin 2003 s’est révélée être une réforme majeure, rendue inévitable au vu des fortes évolutions du contexte qu’a connues l’UE ces dernières années. Les conclusions des analyses prospectives réalisées à ce jour montrent que les équilibres de marché devraient être maintenus en grandes cultures, peu de nouvelles opportunités apparaissant sauf pour des ajustements marginaux. Une reconversion des ateliers d’engraissement bovins viande est possible, mais peu probable au vu des bonnes conditions de marché actuelles. En production laitière, le découplage total de l’ADL (Aide Directe Laitière), conjugué aux mises aux normes, à la mauvaise conjoncture du marché, à la remise en cause des marchés d’exportation (poudre de lait, beurre) et aux outils de maîtrise de la production (quota) pourrait encourager des cessations d’activité particulièrement dans les zones en déprise laitière.

Les aviculteurs non spécialisés, qui représentent 70 % des 20 000 aviculteurs français, sont concernés par les enjeux générés par cette réforme et par les évolutions fortes du contexte européen et international. L’objectif de cette étude était d’apprécier la réactivité des exploitations à ces différents éléments.

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Etat des lieux et perspectives du secteur de l'accouvage en France (2007)

La filière avicole française connaît une crise structurelle depuis la fin des années 90, aggravée par la médiatisation de l’épizootie d’influenza aviaire à partir d’octobre 2005 et les embargos qui ont suivi. Le maillon accouvage, situé en amont de la filière entre la sélection et l’élevage des produits terminaux et fortement tourné vers l’export, en a subi durement les conséquences. Dans ce contexte, le Syndicat National des Accouveurs (SNA) a souhaité que l’ITAVI effectue un état des lieux et une analyse prospective du secteur de l’accouvage en France afin de caractériser ce secteur relativement mal connu et en forte évolution, et de réfléchir à ses enjeux et perspectives d’avenir.

Partenaires financiers : Office de l'Elevage, SNA, CASDAR


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Evolution comparée des filières avicoles chair et ponte en Pologne, Hongrie et République Tchèque : Contexte et facteurs de compétitivité (2006)

Le 1er mai 2004 a eu lieu le plus grand élargissement qu’ait connu l’Union Européenne, avec l’adhésion de 10 Nouveaux Etats Membres (NEM). La Pologne, la Hongrie et la République tchèque représentent à elles seules 87% de la production de viande de volaille des NEM et 81% de la production d’œufs de consommation.

La Pologne est le pays dont la production de volaille est la plus dynamique : avec une augmentation de la production de 57% entre 2000 et 2004, elle est aujourd’hui le sixième producteur de viande de volaille de l’UE à 25.

L’objectif du travail réalisé en 2005 était d’actualiser les précédentes études réalisées en 1997 et 1998, au lendemain de la transition de ces pays vers une économie de marché, en analysant les évolutions de ces filières, et notamment les dynamiques de marché (évolutions de la consommation, de la production et des échanges), l’organisation des filières, le niveau de performances atteint dans les élevages et l’évolution des coûts de production afin d’apprécier le niveau de compétitivité des filières polonaises, hongroises et tchèques et d’analyser les impacts de l’élargissement.

Partenaires : UBI France
Partenaires financiers : OFIVAL, ADAR


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L'intégralité de la synthèse est disponible auprès service diffusion :
Tome 1 (Analyse comparée des 3 filières) : 25 €
Tome 1 + tome 2 (monographie de la filière polonaise) : 35 €




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