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Quelles perspectives d’évolution des exploitations avicoles non spécialisées ?
Quels impacts de la réforme de la PAC ? (2007)
Depuis 1998, la filière avicole française connaît une crise structurelle. Elle doit en effet
faire face à une perte de compétitivité sur les marchés internationaux couplée à une augmentation
des importations. La crise de l’influenza aviaire est venue aggraver ce contexte en entraînant des
baisses de consommation en France, en Europe, dans les Pays tiers et, de février à juin 2006, des
embargos sur les produits avicoles français.
Par ailleurs, la réforme de la PAC de juin 2003 a marqué un tournant décisif dans la politique agricole
européenne, en modifiant le contexte et les opportunités pour les filières agricoles. Loin de la simple
révision à mi parcours prévue initialement, la réforme de juin 2003 s’est révélée être une réforme majeure,
rendue inévitable au vu des fortes évolutions du contexte qu’a connues l’UE ces dernières années.
Les conclusions des analyses prospectives réalisées à ce jour montrent que les équilibres de marché
devraient être maintenus en grandes cultures, peu de nouvelles opportunités apparaissant sauf pour des
ajustements marginaux. Une reconversion des ateliers d’engraissement bovins viande est possible, mais peu
probable au vu des bonnes conditions de marché actuelles. En production laitière, le découplage total de
l’ADL (Aide Directe Laitière), conjugué aux mises aux normes, à la mauvaise conjoncture du marché, à la
remise en cause des marchés d’exportation (poudre de lait, beurre) et aux outils de maîtrise de la production
(quota) pourrait encourager des cessations d’activité particulièrement dans les zones en déprise laitière.
Les aviculteurs non spécialisés, qui représentent 70 % des 20 000 aviculteurs français, sont concernés
par les enjeux générés par cette réforme et par les évolutions fortes du contexte européen et international.
L’objectif de cette étude était d’apprécier la réactivité des exploitations à ces différents éléments.
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la synthèse ...
Exploitation des données
du Recensement Agricole de 2000 et élaboration d'une typologie
des exploitations avicoles et cunicoles. (2003)
Le Recensement Agricole réalisé en 2000 a permis la collecte
d'informations sur les exploitations agricoles françaises à
cette date. Ce recensement constitue l'enquête statistique la plus
exhaustive sur les exploitations agricoles, tant sur le plan du champ
des exploitations enquêtées que sur le plan des informations
recueillies qui concernent toutes les productions et toutes les caractéristiques
structurelles des exploitations. A partir de ces données, cette
étude visait dans un premier temps à établir un état
des lieux des exploitations avicoles et cunicoles et dans un second temps
à élaborer une typologie des exploitations avicoles et cunicoles.
Les données issues du Recensement Agricole ne sont pas aussi détaillées
que celles obtenues par les enquêtes spécialisées.
Elles permettent toutefois de cerner les principales caractéristiques
des exploitations avicoles et cunicoles et leurs évolutions depuis
le précédent recensement en 1988. C'est ainsi que ces données
ont permis de dénombrer 20 600 exploitations de production de volailles
de chair disposant de plus de 150 m² de bâtiments ou de plus
de 500 volailles présentes, 3 894 exploitations de la filière
ponte (œufs de consommation, OAC ou élevage de poulettes)
et 4 880 exploitations cunicoles. Ces résultats permettent de préciser
et quantifier la forte évolution de la filière chair depuis
1988, avec un accroissement du nombre d'exploitations de 15% et une augmentation
des capacités de production de 25%. Ces résultats permettent
aussi de préciser l'importance de la restructuration de la filière
cunicole qui en 12 ans a perdu plus de la moitié de ses exploitations
tout en conservant presque à l'identique ses capacités de
production. Les autres résultats portent notamment sur la distribution
géographique des exploitations avicoles et cunicoles, sur les capacités
de production, l'association avec d'autres productions, la spécialisation
économique, les signes officiels de qualité avicoles, les
différents zonages environnementaux, le foncier, le statut juridique
et le profil des chefs d'exploitation (âge et perspectives de reprise).
Dans le second volet de l'étude, ces mêmes données
ont servi à l'élaboration de typologies par filière
(volailles de chair, ponte et lapin). Ces typologies ont été
bâties à partir de données descriptives de l'atelier
avicole (ou cunicole), des autres ateliers et de la structure générale
de l'exploitation. La mise en œuvre de méthodes d'analyse
de données (analyses factorielles de correspondances multiples
et classifications mixtes) a permis de réunir les exploitations
en groupes homogènes.
Les typologies obtenues présentent un nombre de classes différent
selon les filières. La typologie de la filière "volailles
de chair", qui repose sur 20 600 exploitations, est la plus détaillée
et se divise en 15 classes, qui peuvent se réunir en 6 grands groupes.
Les typologies des exploitations des filières ponte et lapin sont
plus modestes avec respectivement 4 classes et 7 classes. Dans toutes
ces typologies, la taille économique de l'atelier avicole (ou cunicole),
la taille des capacités de production, la spécialisation
des exploitations et les productions associées ont fortement influencé
la constitution des types et constituent les meilleurs éléments
discriminant. Des variables plus qualitatives, comme les signes de qualité
ou les modes de valorisation des produits de l'exploitation ont apporté
des informations précieuses pour caractériser les types.
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